30 KHORDAD : Le jour où la Résistance est née

Le 20 juin n’est pas seulement une date dans l’histoire contemporaine de l’Iran. Il symbolise un choix historique : le choix entre la soumission et la résistance, entre la dictature et la liberté.
Le 20 juin 1981, lorsque toutes les voies de participation politique pacifique furent fermées et que la répression, l’emprisonnement et les exécutions devinrent une politique officielle, une génération de jeunes Iraniens décida de ne pas se soumettre à la tyrannie. À partir de ce jour, la résistance organisée du peuple iranien entra dans une nouvelle phase et ouvrit un nouveau chapitre dans l’histoire de la lutte pour la liberté.
Commémorer le 20 juin ne signifie pas seulement se souvenir d’un événement historique. C’est aussi rappeler une responsabilité qui incombe aujourd’hui à tous les défenseurs de la liberté. Cette journée honore les femmes qui ont résisté, les jeunes qui ont sacrifié leur vie et toute une génération qui a considéré la liberté comme une valeur méritant tous les sacrifices.
Chaque année, le 20 juin est l’occasion de réaffirmer les valeurs de liberté, de justice, de dignité humaine et du droit des peuples à déterminer leur propre destin.
L’expérience de plusieurs décennies de pouvoir autoritaire a démontré qu’aucune société ne peut atteindre la liberté, la paix et le progrès par la répression, la prison et les exécutions. La machine des exécutions n’est pas un signe de force ; elle révèle au contraire la peur qu’une dictature éprouve face à son propre peuple.
C’est pourquoi la commémoration du 20 juin représente un renouvellement de l’engagement en faveur d’un Iran libre, débarrassé des exécutions, de la répression et des discriminations. Cette journée rappelle que la seule voie pour mettre fin au cycle de la violence et des exécutions passe par la souveraineté populaire, les libertés fondamentales et l’État de droit.
Dans la mémoire de la résistance iranienne, le 20 juin n’est pas seulement une date historique ; il est devenu un symbole d’espoir, de persévérance et de confiance dans l’avenir d’un Iran libre, où la dictature cédera sa place à la liberté, à la justice et à la souveraineté du peuple.
SHAHRAM BEHZADIشهرام بهزادی
