Du 30 Juin à l’Armée de Libération : pourquoi cette date est-elle appelée la « Fête de la Résistance » ?

45e ANNIVERSAIRE DU 30 KHORDAD
Dans l’histoire contemporaine de l’Iran, certaines dates dépassent le simple cadre d’un événement historique et deviennent une partie de l’identité d’un peuple. Le 20 juin est l’une de ces dates.
Cette journée rappelle le moment où des milliers de femmes et d’hommes épris de liberté décidèrent de ne pas se soumettre à la dictature et de défendre la liberté, la justice et la souveraineté du peuple sur son propre destin. De cette résistance est né un mouvement durable qui s’est progressivement transformé en la forme la plus organisée de lutte contre la dictature.
La création de l’Armée de Libération Nationale d’Iran s’inscrit dans cette continuité historique. Cette histoire s’est construite à travers les sacrifices de plusieurs générations, dans les prisons, sur les lieux de lutte, dans les montagnes et sur les chemins de l’exil, avec un seul objectif : la liberté du peuple iranien.
Pour de nombreux Iraniens attachés à la liberté, le 20 juin est la « Fête de la Résistance », car il symbolise le jour où la volonté de liberté a triomphé de la peur et où l’espérance a vaincu le désespoir. Cette journée honore les femmes qui ont ouvert la voie, les jeunes qui ont sacrifié leur vie pour la liberté et une génération qui a refusé de se soumettre à la tyrannie.
Mais commémorer le 20 juin ne signifie pas seulement rendre hommage au passé. Cette date est aussi un avertissement pour le présent. Des décennies de répression, d’emprisonnement, de torture et d’exécutions ont démontré que la dictature est incapable de résoudre les problèmes de la société et qu’elle ne peut pas étouffer durablement l’aspiration du peuple à la liberté.
Aujourd’hui encore, parmi les meilleurs, les plus courageux et les plus conscients des enfants de l’Iran, beaucoup sont victimes de la machine de répression et des exécutions. C’est pourquoi le message du 20 juin demeure vivant et essentiel : arrêter les exécutions, libérer les prisonniers politiques, défendre les droits humains et instaurer la souveraineté populaire.
La Fête de la Résistance n’est pas une célébration de la guerre. C’est la célébration de la dignité humaine face à l’oppression. C’est l’espoir d’un jour où aucun jeune ne sera emprisonné ou exécuté pour ses convictions et où aucune autorité ne pourra écraser la liberté.
Le message du 20 juin est clair : la liberté ne s’obtient pas par la soumission, mais par la persévérance, la solidarité et la résistance à la dictature.
Shahram Behzadiشهرام بهزادی
FÊTE DE LA RÉSISTANCE
